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Sundance: les immanquables de la programmation courts-métrages 1

LE festival enneigé du moment ne se situe sûrement pas du côté des Vosges, mais plutôt de l’Utah puisque le festival du film indépendant de Sundance a commencé depuis quelques jours. Festival qui accorde une place conséquente aux courts, avec en général une sélection de très bonne qualité, dans laquelle on peut dénicher chaque année de petites perles. La sélection n’est bien sûr pas spécialement dédiée au genre, et si l’on y retrouve peu de films clairement estampillés fantastique, SF ou horreur, on y dégotte chaque année des courts audacieux et fascinants, développant atmosphères singulières et univers uniques, et transcendant par la forme les barrières du genre. Je ne vais pas cette fois faire la liste complète des films en compétition mais juste pointer les courts – vus ou à se baser sur la BA – qui me semblent les plus intéressants. Et il faut dire que la compétition a l’air très relevée, peu de courts ne donnent pas envie!

Et en déroulant la liste des sélectionnés, on commence très fort puisque l’on trouve « 663114 », le dernier court du prolifique et talentueux Isamu Hirabayashi, un réalisateur que j’adore. Depuis une dizaine d’années, il développe un univers unique, à la fois drôle et absurde (ses films mettent en scène, pêle-mêle, un homme réincarné en asticot, qui nous raconte sa vie passée, un homme enterré jusqu’à la taille dans une fôret, un autre pratiquant méticuleusement, et en plan séquence, un rituel précédant son suicide, ou encore une audition d’acteurs capables de se transformer en objets divers) et développant des thématiques très japonaises (la méticulosité de ses personnages; le rapport au groupe, le fait de devoir faire ses preuves et la pression sociale; le rapport à la nature, etc). Le synopsis de « 663114 »: « I am a 66-year cicada. There was a big earthquake. There was a big tsunami. There also was a big accident. » Le réalisateur semble avoir ici opté pour un style d’animation que l’on ne lui connaissait pas.

On continue très fort avec « Bear » de Nash Edgerton, suite de son excellent court « Spider ». Le nom du réal vous dira sans doute quelque chose puisque le bonhomme, cascadeur de formation, est passé au long il y a quelques années avec le très bon « The square ». Film dans lequel on retrouvait son frère Joel, vu récemment face à Tom Hardy dans le très bon « Warrior ». Et également dans le toujours très bon « Animal Kingdom » de David Michôd. David Michôd, co-scénariste de ce « Bear ». La boucle est bouclée, on retrouve ici la crème de la crème d’un des cinémas les plus excitants du moment.

Avec Isamu Hirabayashi, un autre de mes réalisateurs de courts préférés et une star de la discipline, j’ai nommé le professeur Nieto (rebaptisé Nietov pour l’occasion), présent avec son « Lazarov ». Comme son collègue japonais, Nieto développe un univers unique et absurde, à mi chemin entre film et performance, au service duquel il utilise au mieux les caractéristiques du court. Nieto aime bien mettre en scène des animaux. Voire les maltraiter (pour de faux, bien sûr!). Avec « Lazarov », c’est cette fois un poulet mort qui est la star!

Si le pitch de « Dr Breakfast » ne vous fait pas envie, je me demande bien ce qu’il vous faut!! « One day at breakfast, a man’s soul bursts out of his eyeball. While his soul roams the earth, eating everything in sight, two wild deer bathe, clothe, and feed his catatonic body in this surreal meditation on the quirky, but rejuvenating, nature of friendship. »

Avec « Meaning of robots », là encore, tout est dans le synopsis (et la bande-annonce!): « Mike Sullivan has been shooting a stop-motion robot sex film in his apartment for the past 10 years. Now his miniature robot porn stars are threatening to squeeze him out of the space he needs to shoot his epic ». Le film ne dure que 4 minutes!!??? Diable! On veut envoir plus! Et le film tourné par cet honorable barbu!

Et d’autres courts dont je ne sais pas quoi dire:

« Belly » – Julia Pott – 2011

« Bobby yeah » – Robert Morgan – 2011

« Hellion » – Kat Candler – 2011

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Discussion

4 réflexions sur “Sundance: les immanquables de la programmation courts-métrages 1

  1. Putain c’est super alléchant tout ça!!!!!!

    Publié par Reine Margore | 26 janvier 2012, 08:51
  2. Oui, Sundance fait toujours une très belle sélection 🙂
    Et si je ne m’abuse, Isamu Hirabayashi était présent à Court-Métrange en 2010 avec Doron 😉

    Publié par makeitshort | 26 janvier 2012, 11:50

Rétroliens/Pings

  1. Pingback: “I love Sarah Jane” de Spencer Susser (Vidéo) « Make It Short - 27 avril 2012

  2. Pingback: « I love Sarah Jane » de Spencer Susser (Vidéo) | Make It Short - 25 juillet 2012

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